L’heure de la retraite a sonné!
Jeudi 4 décembre 2025

Introduction
L’aventure du triathlon est maintenant derrière moi. Si le décompte est bon, j’ai participé à divers événements au cours des vingt-quatre dernières années ! Il est très difficile de se rappeler tous les moments de bonheur que ce sport m’a permis de vivre, surtout grâce aux proches qui m’entourent, à mes ami(e)s et naturellement aux nombreux athlètes avec qui j’ai eu la chance de m’entraîner et de compétitionner.
Je me permets d’écrire ce petit texte afin de partager plusieurs moments forts de ce long voyage dans l’univers du triathlon — et par conséquent dans celui de la natation, du cyclisme et de la course à pied. Certain(e)s s’y reconnaîtront peut‑être, se souviendront et possiblement revivront ces instants qui ont marqué ces vingt-quatre dernières années !
Je me suis également amusé à dépoussiérer les photos de ces événements et à les regrouper sous la forme d’une petite vidéo.
Le début de cette belle aventure
Comme je l’explique sur la biographie de ma page Web, c’est à l’aube de mes quarante ans que mon parcours professionnel a mis sur ma route Diane Moreau, une triathlète aguerrie. C’est elle qui m’a fait découvrir le triathlon. Comme je nageais déjà dans un club de maîtres‑nageurs, que je courais régulièrement et que j’étais un adepte du vélo, j’ai repris le chemin de la compétition à l’été 2001, avec l’appui de Diane et de son conjoint Ronald.
Je ne connaissais pas le triathlon. Diane m’avait recommandé d’aller voir le triathlon sprint de Saint‑Lambert pour me faire une idée. Peu après, je m’inscrivais à mon premier triathlon de distance olympique, le TriMemphré à Magog, dans les Cantons-de-l’Est. Un événement exceptionnel, mais combien difficile, puisque je revenais à la compétition après plus de vingt ans d’absence, avec une préparation approximative. Heureusement, à cette époque, j’étais encore jeune !
Ce fut un atterrissage brutal, surtout à vélo : un contre‑la‑montre de 40 km sur un parcours vallonné, sans un seul kilomètre de plat ! La côte des Pères à Austin avait le don de nous faire confesser quelques vieux péchés, alors que la montée du chemin Soutière — que l’on attaquait en descente à près de 80 km/h — exigeait une petite prière pour rester en vie !
Ce qui m’a rapidement frappé dans ce sport, ce fut la convivialité des événements et l’atmosphère de franche camaraderie entre les participants. À l’époque, le triathlon était encore peu connu et les départs beaucoup moins achalandés. En 2002, au TriMemphré, nous n’étions que 199 participants sur la distance olympique. J’ai rapidement attrapé la piqûre.
Le monde du triathlon
L’atmosphère entourant ce sport, qui gagnait de plus en plus d’adeptes, était très motivante. Par exemple, au triathlon olympique du Mont‑Tremblant en 2010, sur le circuit automobile (anciennement Jim Russell), nous n’étions que 165 participants. Le site était exceptionnel : un accès au petit lac Moore, un circuit à vélo sinueux avec quinze virages, et une course à pied menant au village de Tremblant. L’année suivante, en 2011, nous étions 211 participants, une augmentation de 27 %. Le site devenait trop étroit pour accueillir tout le monde.
Cette édition marquait aussi le début d’une longue carrière de triathlète pour mon beau‑frère, Roger Sias Monteiro.
À l’époque, je devais jongler entre mes études, ma vie professionnelle, mes entraînements et ma vie de couple. Autant dire qu’il ne restait pas beaucoup de temps pour entretenir de mauvaises pensées ! Et pour couronner le tout… un déménagement au Bic ! Comme il n’y avait pas d’événements de triathlon dans le Bas‑Saint‑Laurent, participer à une compétition impliquait toujours un long déplacement.
Je continuais à courir régulièrement avec mon ami Richard sur le Mont‑Royal (je gardais un pied‑à‑terre à Montréal pour le travail). À l’occasion, plusieurs ami(e)s se joignaient à nous pour profiter de cet endroit exceptionnel, notamment le chemin Olmsted — communément appelé le « chemin des calèches ».
Progressivement, je me suis lié d’amitié avec plusieurs autres athlètes : certains pratiquaient un seul sport, d’autres les trois. Souvent, le dimanche matin, avec Christian Varin, Roger Sias Monteiro (alias Caballo Blanco — The White Horse !), Bruno Fecil, Michael Di Blasio et d’autres, nous partagions un petit pas de course sur le Mont‑Royal. L’hiver, sur ce chemin enneigé, le bruit de nos pas résonnant dans la neige était tout simplement magique.
De la distance olympique à l’Ironman
En 2009, j’ai pris part à mon premier demi‑Ironman, à l’Esprit Triathlon de Montréal. J’étais un peu inquiet le matin de l’événement : avais‑je assez bien préparé ma course ? Les doutes se sont envolés en franchissant la ligne d’arrivée en 4:49:20, le sourire aux lèvres.
En 2011, vint le grand baptême : mon premier Ironman. Le triathlon gagnait tellement en popularité que les inscriptions affichaient complet des mois à l’avance. L’Ironman de Lake Placid et presque tous les autres événements étaient déjà « sold out » neuf mois avant la date. C’est ainsi que je me suis inscrit à l’Ironman du Pays de Galles (Wales), dans la région ouest de l’Angleterre.
L’Ironman du Pays de Galles se déroule dans le magnifique village de Tenby, la plus grande ville du sud du Pembrokeshire. Lorsque nous sommes arrivés, la région recevait la queue d’un ouragan. Sur la mer, nous pouvions observer des vagues spectaculaires er un décor saisissant. Le matin de la course, l’atmosphère était terrifiante ; des installations s’envolaient propulsé par la force du vent. Après une natation extrême, nous enchaînions avec un parcours vélo « casse‑pattes » ponctué de rafales à écorner les bœufs, puis un marathon vallonné… avec même quelques marches à monter !
J’ai réussi à terminer vers 18 h, juste avant que la pluie ne s’abatte sur les autres participants vers 19 h. Ce fut une course difficile, ponctuée de deux chutes à vélo qui rappellent l’importance de rester vigilant.
J’étais accompagné de ma belle‑sœur Marie‑Josée, de mon beau‑frère Yves et de ma conjointe. Yves a joué un rôle crucial : psychologue pour calmer mes nerfs, conseiller pour analyser le parcours, mécanicien improvisé au km 120 pour réparer deux rayons cassés à la suite de ma première chute. Il était aussi à mes côtés pour me rassurer avant la natation dans une mer déchaînée.
2012 fut une autre année marquante avec l’arrivée du groupe Ironman à Mont‑Tremblant. Le triathlon était plus populaire que jamais ; les week‑ends, les triathlètes convergeaient vers Mont‑Tremblant, et la semaine, ils s’entraînaient sur le circuit Gilles‑Villeneuve. Francis, Marco, Roger, Justin (alias Chris Froome) et plusieurs autres se souviendront assurément de ces moments magiques.
L’édition 2012 de l’Ironman de Mont‑Tremblant fut tout simplement excellente : un chrono sous les dix heures (9:51:47), une troisième place dans mon groupe d’âge (50 ans) et surtout une qualification pour Kona. Participer au Championnat du monde fut une expérience exceptionnelle. J’étais accompagné de ma conjointe ainsi que de Mado, Cyrille, Marie‑Josée et Yves.
J’ai ensuite participé à d’autres Ironman et à de nombreux demi‑Ironman. Celui de Nice, dans le sud de la France, mérite d’être mentionné. Ce fut une leçon d’humilité : j’ai eu la mauvaise idée de suivre un Italien dans la montée du col de l’Ècre… et j’ai payé l’erreur à la course à pied ! Mais le moment demeurait magique, d’autant que Denis Daly et sa conjointe Sylvie s’étaient joints à mes supporteurs. Nous (Johanne (ma sœur) et Denis, Mado et Cyrille, Denis et Sylvie, deux ami(e)s français ainsi que ma conjointe et moi) avons terminé la journée réunis dans notre villa à Saint‑Jeannet, partageant un repas préparé par le traiteur du village.
En 2016, j’ai eu la chance de participer pour une seconde fois au Championnat du monde à Hawaï. Une autre expérience mémorable, en compagnie de ma conjointe, de Mado, de mon frère Michel, de son conjoint Roger, ainsi que de Sylvain et Nina. La semaine précédant l’événement, Kona se transforme complètement : le village devient un immense magasin d’articles de sport. Alors que je m’étais qualifié assez facilement à Muskoka, la course au Championnat du monde s’est avérée un désastre (11:29:57). C’est la vie !
On ne rajeunit pas !
En 2019 et 2020, j’ai dû composer avec une hanche malade. Les compétitions d’aquabike me permettaient de rester actif.
En 2019, après mon aquabike au TriMemphré, Bernard Tourigny — un athlète des Cantons‑de‑l’Est — est venu me saluer, tout fier d’avoir complété un triathlon olympique grâce à ses deux nouvelles hanches bioniques. Bernard et Alain Lagacé m’ont fortement encouragé à faire remplacer ma hanche malade, ce que je fis. Je connaissais Bernard depuis le marathon d’Ottawa en 2013, et nos chemins s’étaient croisés à plusieurs reprises, notamment à Kona en 2016.
Après une réadaptation intensive, j’ai repris la compétition à la première édition du triathlon du Mont‑Saint‑Mathieu, près de Rimouski. Cet événement m’a permis de renouer avec plusieurs ami(e)s d’entraînement de la région, dont Patrick Dumont, Mathieu Rivard, Stavros, Marie‑Sophie et Geneviève.
Pour couronner le tout, je me suis gâté en terminant ma carrière avec le demi‑Ironman de Cervia, en Italie — un autre très beau moment de vie, en compagnie de ma conjointe Nathalie.
Ci-dessous, une liste incomplète de mes partenaires d'entraînement et de mes supporteurs que je salue :
-
Francis Beausoleil
-
Larry Dufresne
-
Roger Sias Monteiro
-
Patrick Dumont
-
Denis Boisvert
-
Geneviève Veilleux
-
Mathieu Rivard
-
Alain Lagacé
-
Ghislain Grandisson
-
Nathalie Plante
-
Frédéric Fournier
-
Marie-eve Major
-
Mathieu Godin
-
Sylvain Chartier
-
Glenn Houston
-
Stavros Georganos
-
Marco Savoie
-
Martin Savard
-
André Pelland
-
Marc-André L’Héreault
-
Daniel Raby
-
Patrick Plouffe
-
Patrice Brisandi
-
Flavius Tanase
-
Christian Varin
-
Justin Norman Brown
Liste incomplète de mes supporteurs :
-
Ma conjointe Nathalie
-
Mon frère Michel
-
Ma sœur Johanne
-
Ma sœur Caroline
-
Ma mère Fernande
-
Mes beaux-frères Denis Lessard, Yves Gaudreau et Richard St-Onge
-
Mes belles-sœurs Marie-Josée et France Lamarre
-
Mes ami(e)s Cyrille Ménard et Madeleine Cazes
-
Les gestionnaires qui m’ont facilité la vie pour me permettre de m’entraîner à savoir : Jean Perron et Anthony Gentilcore
-
Mes principaux embassadeurs Cristián Gutiérrez et Diane Loyer
-
L’équipe de chez Cycle Marinoni (Paolo, Robert, Giovanni et Simone) qui m’ont guidé dans le choix de mes vélos et surtout qui ont procédé à plusieurs réparations « in extremis ». M. Marinoni me disait souvent que lorsque nous courons dans les rangs séniors (ti-vieux), nous nous entraînons plus sérieusement que lorsque nous étions jeunes !
-
Mon ami André Ménard
-
Mes ami(e)s Sylvain Bonin et Nina Boutin
Finalement, je ne peux passer sous silence d’autres moments inoubliables comme les Tours du courage, les Défis cyclistes pour les traumatismes crâniens ainsi que plusieurs marathons et demi-marathons. Naturellement, ce récit passe sous silence plusieurs évènements merveilleux qui vont demeurer gravés à jamais dans mon cœur!
Vous avez probablement remarqué dans ce récit l’importance et l’influence que mes supporteurs et partenaires d’entraînement ont eu sur moi. Je les en remercie énormément. Et, j'espère que mon comportement d’athlète a toujours été à la hauteur de vos attentes!


